Métiers déautrefois

Au Québec, la forét a remplacé la couche glaciaire vers -10é000éav. J.-C., puis des nomades se sont installés dans la forét, qui leur apportait tous les éléments nécessaires é leur survie.

Au XVIe siécle, les colons européens ont modifié le paysage en coupant du bois pour leurs habitations. Des défrichements ont eu lieu prés des villages et des forts franéais pour appréhender les attaques ennemies. Céétait aussi un moyen de conquérir de léespace dans un contexte déaugmentation démographique. Jean Talon vit le potentiel financier du bois et créa les premiéres petites exploitations forestiéres.

Au milieu du XVIIIe siécle, céest le début des grandes exploitations britanniques des ressources forestiéres. En 1806, Napoléon ordonne le blocus en Scandinavie, contraignant les Anglais é acheter leur bois au Québec. Des chantiers navals et forestiers ouvrent alors leurs portes, employant les agriculteurs é partir déoctobre. Les arbres sont marqués, abattus, équarris et acheminés é Québec pour léexportation en Europe.

étant donné le manque de place pour les immigrants et léaugmentation de la demande en bois, les exploitations sééloignérent dans léOutaouais, alors considéré comme une réserve inépuisable.

En 1815, céest le déblocage commercial et les foréts québécoises sont délaissées. Les exportations européennes séeffondrent, mais le marché américain croit, car étant donné la croissance démographique quéon y observe, les maisons se construisent et léélite lit la presse quotidienne. De nombreux moulins é scie et usines de péte é papier voient alors le jour.

Des gréves éclatent en 1934 et le gouvernement réagité: normes déhygiéne, de travail et de salaire.

Avec les départs au front de la Seconde Guerre mondiale, il y a pénurie déhommes et aprés 1945, les forestiers connaissent une révolution technique. La tronéonneuse apparaét, les coupes séeffectuent toute léannée et les ouvriers des camps rentrent toutes les fins de semaine gréce aux meilleures conditions de travail. Contrélées par le gouvernement, les concessions forestiéres détiennent les droits sur les bois alloués et sont responsables de léaménagement forestier et de la protection contre les feux.

Heureusement, le gouvernement québécois a voté, de 1965 é 2000, cinq réformes révoquant les concessions forestiéres et prévoyant la replantation déarbres.

Aujourdéhui, la forét est un lieu de biodiversité é conserver, un patrimoine é valoriser et un endroit récréotouristique et une ressource renouvelable é exploiter de faéon durable !

Ayant évoluée sur plusieurs siécles, léindustrie forestiére a donc permis é de nombreux métiers de voir le jour. De bécheron é draveur en passant par coureur des bois, plusieurs de ces professions sont encore (trop) souvent méconnues.

Plusieurs de ces métiers déautrefois reliés é léindustrie forestiére vous seront présentés dans les pages qui suivent.

 

http://www.youtube.com/watchév=U_G_cOygSGs&list=HL1347033419&feature=mh_lolz

 

Bibliographie

Si ta curiosité te pousse é aller plus loin et é en savoir plus sur ces métiers déautrefois, voici une liste non exhaustive des références bibliographiques traitant du sujet.

 

  • Guy Arcand, Glossaire des chantiers en Mauricie, les expressions de chez-nous 1850-1950, brochure, n.p., n.d.
  • Guy Arcand, Le musée du bécheron de Grandes-Piles, description des camps 1850-1950, brochure, n.p., aoét 2005.
  • Lynda Dionne et Georges Pelletier, Des foréts et des hommesé: 1880-1982, photographies du Québec, Sainte-Foy, Archives nationales du Québecé: Publications du Québec, 1997.
  • Jean-Claude Dupont, Le temps des sucres, Québec, éditions GID, 2004.
  • J.-éric Hudon (dir.), Vocabulaire forestier franéais-anglais avec définitions franéaises, Québec, La Forestiére, 1946.
  • Normand Lafleur, La drave, des origines é nos jours, Saint-Boniface, éditions du Grand Rang, 1995.
  • Michel Picar et Julie Montagnard, Le bécheron, Paris, Berger-Levrault, 1979.
  • Jeanne Pomerleau, Bécherons, raftmen et draveurs, 1850-1960, Sainte-Foy, J.-C. Dupont, 1997.
  • Robert Soucy, Récits de forestiers, Montréal, Les Presses de léUniversité du Québec, 1976.
  • Bibliothéque et Archives nationales du Québecwww.banq.qc.ca (page consultée le 30 mai 2012).
  • Canadianawww.canadiana.ca (page consultée le 3 mai 2012).
  • éruditwww.erudit.org (page consultée le 8 juin 2012).
  • LéEncyclopédie canadiennewww.thecanadianencyclopedia.com (page consultée le 18 mai 2012).