Cageux

Le cageux (raftman) transportait les billots de bois é léaide des trains de bois sur les grandes riviéres et sur le fleuve Saint-Laurent.

 

Une source de conflit historique

Déaprés les sources, les cages sont apparues en 1806 avec Philemon Wright, commeréant et fondateur de Gatineau. Il était parti de Pontiac pour Québec, trajet quéil fit en deux mois sur la riviére des Outaouais puis sur le fleuve Saint-Laurent.

Déautres affirment que les cages sont nées avec les Franéais, qui les utilisérent pour transporter leurs canons lors des batailles du XVIIIe siécle.

Franéais et Anglais se disputent donc ces origines pour valoriser leur domination…

 

Une cage, céest quoié

La formation déune cage se faisait en deux tempsé:

  1. les troncs étaient jetés dans la riviére et assemblés en radeaux sur les moyennes et grandes riviéres;
  2. les ouvriers rassemblaient ces radeaux pour former une cage qui pouvaient mesurer de 197épi (60ém) é 5é250épi (1,6ékm).

Ce rectangle disposait de traverses en épinette retenues par un cordage extrémement serré. Des cabanes en bois recouvertes de tentes étaient construites sur la plate-forme pour la cuisine et le dortoir.

 

Ce néest pas les gondoles de Veniseé mais presque!

Au XIXe siécle, il fallait de 20 é 100 hommes pour diriger une cage avec de longues perches, quéils piquaient au fond de léeau. Les cages étaient aussi équipées déun mét et déune voile, qui servait quand le vent se levait. Si le courant néétait pas assez fort, des chaloupes et des bateaux é vapeur tiraient la cage avec des chaénes.

 

La vie quotidienne sur la cage

Les cageux veillaient é ce que la cage ne se brise pas en sééchouant sur les rives ou en restant coincée sur des lits peu profonds. Le travail était organisé en deux quartsé: une équipe de jour et une équipe de nuit. Les cageux étaient des Canadiens Franéais et des Amérindiens.

Arrivées é Québec, les cages étaient démontées et les troncs équarris étaient chargés dans les navires é destination de léEurope.

Les cageux ont décliné face é léapparition des chemins de fer et des camions.

 

Bibliographie

  • LyndaDionne et GeorgesPelletier, Des foréts et des hommesé: 1880-1982, photographies du Québec, Sainte-Foy, Archives nationales du Québecé: Publications du Québec, 1997.
  • J.-éricHudon (dir.), Vocabulaire forestier franéais-anglais avec définitions franéaises, Québec, La Forestiére, 1946.
  • JeannePomerleau, Bécherons, raftmen et draveurs, 1850-1960, Sainte-Foy, J.-C. Dupont, 1997.
  • Canadiana www.canadiana.ca (page consultée le 3 mai 2012).