Coureur des bois

Des milliers d’hommes du XVIIe siècle s’enfoncèrent dans les bois de l’Amérique avec fusils, canots et courage. Loin des autorités, ces hommes recherchaient le profit du commerce des fourrures.

En Nouvelle-France, le coureur des bois était un commerçant de fourrures itinérant et illégal. De multiples événements relancèrent l’attrait à piéger, à trapper et à vendre les peaux. Dès 1680, 500 coureurs des bois fréquentent le lac Supérieur pour en avoir le monopole. Cette augmentation d’Européens sur ce marché engendra une chute des chasseurs amérindiens. Les coureurs des bois pouvaient exiger des échanges en troc avec les autres commerçants.

Pour contrôler les contrées lointaines du Québec et régulariser les prix du marché, la royauté française octroya des permis, créant la classe des voyageurs autorisés à chasser selon des quotas et des prix de vente préétablis par les compagnies commerciales. Les coureurs des bois restaient donc dans l’illégalité totale d’exercer leur activité de chasser et de vendre à leur guise.

Cette profession a eu un grand impact sur la découverte territoriale et sur les relations avec les autochtones. Les coureurs des bois ont fondé de nombreuses familles avec les Amérindiens, ce qui a créé les Métis.

À vagabonder dans la nature, le coureur des bois cherchait l’endroit où personne n’était allé, en quête d’une chasse fructueuse pour amasser des fourrures.

Ils voyageaient en canot sur les cours d’eau. Aux chutes, les trappeurs vidaient leur canot et transportaient les fourrures à pied en descendant les chemins à côté des cascades. Au poste de traite, les hommes déballaient leurs marchandises, les négociaient et les vendaient aux commerçants. C’était alors le temps de se reposer et de se divertir après ces mois de survie.

L’image du coureur des bois faisait peur à la société canadienne française, car cet homme ne se moulait pas socialement : il vivait dans les espaces naturels inconnus, il communiquait ouvertement avec les Amérindiens et il faisait fortune avec les fourrures.

 

Bibliographie

  • Lynda Dionne et Georges Pelletier, Des forêts et des hommes : 1880-1982, photographies du Québec, Sainte-Foy, Archives nationales du Québec : Publications du Québec, 1997.
  • L’Encyclopédie canadiennewww.thecanadianencyclopedia.com (page consultée le 18 mai 2012).