Hommes des bois

Cette partie est consacrée aux ouvriers qui travaillaient le bois dans les chantiers forestiers, juste après les coups de hache du bûcheron.

L’ébrancheur secondait l’abatteur (voir Bûcheron) après que l’arbre soit tombé. L’arbre étant couché, l’ouvrier se chargeait d’en couper les branches pour en faire une pitoune. Pour faire ce ménage, l’ébrancheur se munissait de sa hache et coupait les branchages au fur et à mesure. Les branches étaient jetées dans la forêt, dans un coin prévu à cet effet.

Les troncs étaient ensuite pris en charge par le débusqueur (skiddeur). Il disposait d’un cheval ou d’un bœuf qui lui servait à tirer les billots grâce à des chaînes. L’objectif du débusqueur était de déplacer ces pitounes du lieu d’abattage vers un plus large espace, où les charrettes pouvaient les embarquer.

Le teneur de sleigh dirigeait les traîneaux sur les chemins glacés (entretenus par le claireur et le glaceur à chemin) pour déplacer les billots vers des aires de stockage beaucoup plus étendues, les fourches de bois et les gardes. Les chemins des traîneaux étaient faits de bois équarri glacé qui aidait à la glisse des patins. C’était une activité complexe de savoir freiner ce lourd chariot, d’appréhender les virages et d’être attentif au maintien des billots.

Le charretier voyageait avec des bœufs sur des chemins plus larges et transportait une plus grosse cargaison de bois coupé. Il se dirigeait avec sa charrette vers la garde ou la landaine (lieu où étaient jetées les pitounes dans les cours d’eau), assisté du helper qui se plaçait debout sur la charrette pour le chargement et le déchargement des convois.

Enfin, quand les billots étaient déposés sur les berges des voies d’eau et prêts à être mouillés, un homme veillait à ce qu’on ne les vole pas.

Le claireur, ou swompeux, avait la responsabilité du bon entretien des chemins de charriage dans la forêt. Il débroussaillait et coupait les arbustes, les racines et les mauvaises herbes pour faciliter le passage des charrettes.

 

Bibliographie

  • Guy Arcand, Glossaire des chantiers en Mauricie, les expressions de chez-nous 1850-1950, brochure, n.p., n.d.
  • Guy Arcand, Le musée du bûcheron de Grandes-Piles, description des camps 1850-1950, brochure, n.p., août 2005.
  • Lynda Dionne et Georges Pelletier, Des forêts et des hommes : 1880-1982, photographies du Québec, Sainte-Foy, Archives nationales du Québec : Publications du Québec, 1997.
  • J.-Éric Hudon (dir.), Vocabulaire forestier français-anglais avec définitions françaises, Québec, La Forestière, 1946.