Métiers dans les camps forestiers

Dans les petits chantiers, étant donné le manque de main-d’œuvre et de moyens financiers, un individu exécutait plusieurs tâches, mais les plus grands chantiers spécialisaient leurs ouvriers.

 

Les chefs de chantier

Le grand surintendant veillait au bon fonctionnement de plusieurs chantiers et vérifiait si les coupes étaient bien réalisées, malgré qu’il venait rarement aux chantiers.

L’entrepreneur (jobbeur) recrutait les ouvriers et signait les contrats de travail pour la compagnie.

Le contremaître (foreman), engagé par l’entrepreneur, était responsable des employés du camp. Il les surveillait et contrôlait leurs coupes pour respecter les quotas établis par l’entrepreneur, et il donnait fréquemment la messe aux hommes. Le contremaître résidait et dormait dans l’office.

Le mesureur quantifiait les cordes de bois stockées dont le salaire des ouvriers dépendait. L’aide-mesureur estampillait chaque billot avec son marteau : ces marques physiques permettaient le tri des billots après la drave.

Le commis supervisait les stocks, gérait les salaires et les heures de travail et tenait une boutique dans le camp.

 

Le fonctionnement des camps et chantiers

Le cuisinier, comme son nom l’indique, préparait les repas à base de fèves, de lard, de pain et de mélasse sur des plans de travail dans la cuisine (cookerie). Il réveillait les hommes le matin en frappant ses cuillères sur les casseroles. Il était aidé de son aide-cuisiner (show-boy) pour les travaux secondaires.

Le portageur relevait le courrier et se chargeait des commissions. Il ravitaillait la réserve alimentaire du camp à l’aide de son fardeau dans la ville la plus proche.

Le limeur entretenait le matériel de coupe : scie, hache, lime, etc. Le forgeron quant à lui ferrait les chevaux et réparait et lissait les patins des traîneaux. Plus tard, il allait de camp en camp. Un autre employé approvisionnait les écuries en avoine, en paille et en eau pour les chevaux.

Le glaceur à chemin versait de l’eau sur les chemins qui, en gelant, procurait une meilleure glisse pour les traîneaux.

Le marcheur prévoyait les coupes avec le plaqueur, qui l’aidait à délimiter les parcelles à l’aide d’une ficelle, et pensait à l’aménagement des futurs chemins.

 

Bibliographie

  • Guy Arcand, Glossaire des chantiers en Mauricie, les expressions de chez-nous 1850-1950, brochure, n.p., n.d.
  • Guy Arcand, Le musée du bûcheron de Grandes-Piles, description des camps 1850-1950, brochure, n.p., août 2005.
  • Lynda Dionne et Georges Pelletier, Des forêts et des hommes : 1880-1982, photographies du Québec, Sainte-Foy, Archives nationales du Québec : Publications du Québec, 1997.
  • Robert Soucy, Récits de forestiers, Montréal, Les Presses de l’Université du Québec, 1976.
  • Bibliothèque et Archives nationales du Québecwww.banq.qc.ca (page consultée le 30 mai 2012).