Métiers de la transformation du bois

Charron

Cet ouvrier fabriquait les roues des charrettes. Chaque partie de la roue est unique et doit séassocier par contrainte et par flexion, ses caractéristiques dépendant de son usage. Les outils du charron ressemblent plus ou moins é ceux du menuisier.

Pour fabriquer une roueé:

  1. on fabrique le moyeu, piéce centrale en bois et en métal;
  2. on assemble des rayons sur le moyeu;
  3. on pose un cercle en bois é la circonférence des extrémités des rayons;
  4. on moule le cercle en fer.

Face au développement automobile, cette profession a décliné aprés 1950.

 

Tonnelier

Ce métier a connu son apogée au tournant du XIXe et du XXe siécle, dé é la demande de tonneaux pour le transport. On comptait 2é000étonneliers canadiens en 1911.

Voici les étapes de fabrication déun tonneaué:

  1. le dolageé: les douelles sont préparées;
  2. léassemblageé: les douelles sont réunies, ceinturées é léextrémité supérieure par un cercle provisoire et un deuxiéme cercle enfoncé é mi-hauteur;
  3. le mouillageé: la barrique est mouillée et un feu de copeau est allumé é léintérieur; plus tard, le tonnelier resserre les douelles et met en place le troisiéme cercle;
  4. le cerclage définitifé: les cercles sont enlevés un é un et remplacés par les cercles définitifs, en fer ou en bois, posés fermement.
  5. la fixation du robinet.

Malgré le plastique et léacier, les tonneliers créent encore des tonneaux en bois pour les meilleures cuvées de vin.

 

Luthier

Le luthier fabrique et répare les violons, les contrebasses et les violes. La lutherie séest définie avec Amati, Guarneri et Stradivari, qui furent de grands noms en Italie.

Au Canada, les luthiers étaient pendant longtemps amateurs et autodidactes. Nous avons peu de traces de fabrication avant le XVIIIe siécle, soit avant que certains amateurs commencent é faire parler déeuxé: Levasseur et Glackemeyer. Au siécle suivant, des artisans québécois se firent remarquer, mais leur production restera destinée é un marché localisé (Pierre Martel, Lavallée pére et fils, etc.). Au XXe siécle, les fréres Bayeur, Adolphe Blanchette et Cyrice Martin furent reconnus.

Les échanges internationaux permettent depuis quelques décennies aux Québécois déaller en Italie et aux Italiens de venir au Québec, comme Sylvio de Lellis qui fonda léécole de lutherie artistique du Noroét (éLAN) en 1983.

 

Bibliographie

  • Lynda Dionne et Georges Pelletier, Des foréts et des hommesé: 1880-1982, photographies du Québec, Sainte-Foy, Archives nationales du Québecé: Publications du Québec, 1997.
  • LéEncyclopédie canadiennewww.thecanadianencyclopedia.com (page consultée le 18 mai 2012).